18 les abeilles du chapitre

Les abeilles du Chapitre 

 

En trois semaines, les abeilles ont construit de magnifiques rayons aux alvéoles régulières dans l'archère.

L'adjoint à la Culture, Jacques Grasser, n'a pas l'intention de déloger l'essaim. L'œuvre vivante fait désormais partie du musée.

Un essaim s'est installé dans une meurtrière du musée historique et archéologique. Les visiteurs peuvent l'admirer, derrière une vitre, entre deux tableaux de chanoinesses.
Une nouvelle œuvre au musée du Chapitre, c'est toujours un événement. Au troisième étage de la tour, entièrement dédié depuis l'an dernier aux Chanoinesses qui ont rayonné sur la ville du XIIIe au XVIIIe siècle, cette œuvre-là est un événement inattendu.
Entre le portrait d'Anne Charlotte de Montmorillon et celui de Marie Gabrielle Anne Ursule Jacobée, dite Sophie de Mitry, une petite vitre permet de découvrir une partie d'une archère. "Une ancienne meurtrière", précise Jacques Grasser, adjoint au maire chargé de la culture et "père" du musée du Chapitre. "A l'origine, elle faisait 1 mètre 20; il n'en reste plus qu'une petite partie. Elle était aussi beaucoup plus profonde; mais on a retiré l'épaisseur du mur de la tour au XVIIIe siècle pour la rendre habitable."

Le fascinant travail
des ouvrières

Ce morceau d'archère, Jacques Grasser ne regrette pas de l'avoir ainsi fait mettre en valeur, derrière une petite vitre, pendant les travaux d'aménagement de la galerie. Des abeilles - "mes p'tites bêtes", dit-il -, y ont élu domicile au début du mois. Le 7 juin, très précisément, alors que l'élu était là avec "des gens du conseil général. J'ai été surpris de voir des abeilles tourner. Deux ou trois jours après, tout l'essaim était là. Elles ont rapidement formé des rayons."
Entre les portraits des chanoinesses, les visiteurs peuvent donc s'émerveiller le fascinant travail des centaines d'ouvrières, admirer la délicatesse et la précision des alvéoles. Les pics plantés là pour empêcher les pigeons de squatter la meurtrière n'ont pas dissuadé les abeilles.
"Je ne sais pas ce qu'en pensent les apiculteurs, je n'y connais rien, mais j'ai bien envie de les laisser là", ajoute Jacques Grasser. "De toute façon, il est sans doute trop tard pour les déloger...Et elles ont l'air contentes. "
Les visiteurs aussi. Ils pourront voir la ruche évoluer tout l'été. Une œuvre vivante. Un spectacle de tous les instants.
Le musée du Chapitre est ouvert de 13 h à 18 h, tous les jours, jusqu'au 16 septembre.

 



24/07/2007
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