L'abeille des villes et l'abeille des champs ( poésie)

L'abeille des villes et l'abeille des champs

Par un jour d'été brûlant, une abeille des champs

Se trouva, sous un orage violent, déroutée.

Une abeille des villes, en maraude, fort civilement

Lui proposa de passer chez elle la nuitée.

 

Notre petite campagnarde bien que démunie

Ne fut nullement, par l'assemblée, inquiétée.

Aussitôt le manger et le boire furent servis.

Notre orpheline se régala à satiété.

 

Le jabot bien rempli et l'esprit reposé,

Notre abeille des champs, observatrice, remarqua

Un garde manger largement approvisionné.

Poliment, à son amie, elle s'en étonna:

 

"Que dire? L'automne n'est pas encore là, mais déjà

Miels divers et pollens débordent de vos rayons!

- Comment ma chère n'en est-il pas de même par là?

- Oh! Que nenni! Pour l'hiver maigres sont nos moissons.

 

PESTICIDES, INSECTICIDES, chez nous font carnage.

GAUCHO, REGENT, FIPRONIL, CRUISER sèment la mort.

- Oh! Mais de qui sont ces mots barbares et sauvages

Inconnus dans nos parages et qui vous portent tort?

 

- Pauvres de nous! Les hommes en sont les responsables.

-Demeurez. L'hospitalité vous est offerte.

- De votre part, j'accepte ma chère, c'est bien aimable.

A l'ouvrage, vite je me mets sans risquer ma perte."

 

Les hommes, par pur profit, ont bien souvent

Derrière eux, semé misère dans le vent.

                                                    JPMATH



07/02/2009
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